Omraam Mikhaël Aïvanhov

4.2.7Mikhaël Aïvanhov dit Omraam Mikhaël Aïvanhov (31 janvier 1900, Serbtzi, Macédoine25 décembre 1986 Fréjus, France) est un ésotériste français d’origine bulgare dans la tradition judéo-chrétienne et universaliste de l’École bulgare de Peter Deunov (1922).

Mikhaël Aïvanhov naît le 31 janvier 1900 dans le village de Serbtzi, qui se trouve près de Bitola, dans la région de Macédoine, successivement incluse dans l’Empire ottoman (1389-1912), le Royaume des Serbes, Croates et Slovènes (1912), le Royaume de Yougoslavie (1929), la République fédérative socialiste de Yougoslavie (1945), la République de Macédoine (1991). Selon sa biographie, sa famille, bulgare, est très modeste[1], son père, Ivan Dimitrov, gère un commerce de charbon de bois à Varna, distant de plus de 600 km. Après le pillage de son village par les Grecs en 1907, la famille s’installe à Varna, sur les rives de la mer Noire, à l’Est de la Bulgarie »[2]. Il découvre en 1909 le Livre des Proverbes de Salomon, qui lui donne l’envie de se développer spirituellement.

À l’âge de dix-sept ans, à Varna, Mikhaël Aïvanhov rencontre le maître spirituel Peter Deunov[3]. Il étudie et met en pratique l’enseignement ésotérique chrétien de celui-ci durant vingt ans, aux termes desquels celui qu’il considère comme son maître spirituel l’envoie en France afin de préserver son œuvre de la menace communiste. Il quitte alors son poste de directeur de collège près de Sofia, ses proches, ainsi que son pays natal.

Arrivé en France le 22 juillet 1937, il apprend le français en six mois « seul, en écoutant les gens ou la radio, en allant au cinéma ». Il donne sa première conférence publique à Paris le 31 janvier 1938. On l’appelle « Frère Michaël ». En 1946, un premier recueil des conférences de 1938 est publié sous le titre Amour, Sagesse, Vérité, avec une introduction de Lanza del Vasto. En février 1944, il apprend le décès de son Maître, Peter Deunov, alors qu’il croyait jusque-là préparer sa venue en France.

Arrêté le 21 janvier 1948, il est condamné le 17 juillet 1948 à quatre ans de prison par la 12° chambre correctionnelle de Paris. Certains documents citent une accusation d' »espionnage « [réf. nécessaire], d’autres parlent de « viols commis sur quarante femmes « [4]. En toile de fond, on trouve, en 1947, « un aventurier qui se faisait appeler Prince Cherenzi Lind, Maha Chohan (Grand chef) et Suprême Régent du Royaume de l’Agartha« [5]. Mikhaël Aïvanhov est libéré de la prison du camp de la Châtaigneraie, à La Celle Saint-Cloud, dès le 24 mars 1950 et « réhabilité »[6] le 28 septembre 1960 par la Cour d’appel d’Aix-en-Provence. Le garde des sceaux ministre de la justice lui enverra une lettre d’excuses pour « avoir illégalement influencé la décision du juge » qui l’avait condamné[7]. Mais Mikhaël Aïvanhov n’obtiendra la nationalité française que quelques mois après sa mort (publiée au Journal officiel du 11 octobre 1987).

« Frère Michaël » reprend son activité d’enseignement jusqu’à son départ pour l’Inde. Le 11 février 1959, il part pour l’Himalaya, le Cachemire, Gulmarg, Calcutta, Tiruvannamalaï, Ganeshpuri. Selon son témoignage, il rencontre en Inde différents maîtres spirituels, dont Mâ Ânanda Moyî (1896-1982), swâmi Nityananda (1896-1961), Anâgârika Govinda (1898-1985), swâmi Shivananda (1887-1963), et surtout, le 17 juin 1959, Neem Karoli Baba (en) (?-1973)[8], qu’il assimile plus ou moins au fabuleux Mahavatar Babaji, croisé par des yogins dès 1861 [9]! Neem Karoli Baba appelle Michaël the French Sadhu (le sage français)[10].

Sous le nom d’Omraam Mikhaël Aïvanhov[11], il rentre d’Inde en France un an plus tard, le 9 février 1960. À partir de ce jour-là, il sera appelé Maître. Durant les années qui suivent, il partage son temps entre voyages et enseignement, visitant les lieux saints de la planète, donnant plus de 5000 conférences. Dès avril 1974 commencent à paraître ses Œuvres Complètes aux éditions Prosveta, à Fréjus, en 32 tomes. En janvier 1984, « il fait la rencontre du Président Ronald Reagan et de la médium Jeane Dixon (en)« .

Il décède au Bonfin, près de Fréjus, le 25 décembre 1986.

Quelques disciples ont laissé, de son vivant, des récits comportant des scènes extraordinaires de merveilles et de guérisons: Svezda (Stella Bellemin) dans Vie et enseignement en France du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov (Éditions F.B.U., 1971), André Jehan dans Qui est le Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov (Éditions Prosveta, 1974).

La F.B.U

Article détaillé : Fraternité blanche universelle.

Peter Deunov, à Sofia, en 1922, avait fondé l’École de la Fraternité blanche universelle[12] Aïvanhov a inspiré la fondation, en 1938, d’une association, appelée « L’École divine », puis, en 1947, la « Fraternité Blanche Universelle » (F.B.U.)[13],[14], dont le siège se trouve près de Paris, à Sèvres.

La Fraternité Blanche Universelle est décrite dans le rapport de la Commission parlementaire sur les sectes en France (1995) comme « un mouvement spirituel et initiatique proposant un ésotérisme syncrétique, fondée l’identification avec les forces Christique et solaire, les lois du karma et la « galvanoplastie spirituelle » »[15]. La galvanoplastie spirituelle est une conception, présentée dès 1938, comparant à la galvanoplastie la gestation d’une mère soucieuse d’engendrer un enfant harmonieux. « Partout, dans la nature, la galvanoplastie existe. Si nous voulons dorer quelque chose dans un plan quelconque, nous devons mettre à la cathode un moule, une image déterminée ; nous devons également dissoudre un sel métallique dans le liquide de la solution, un sel d’or. Alors, si nous lions les électrodes à la pile, nous obtenons un objet d’or. »[16].

Une maison d’édition, Prosveta[17] se consacre à l’édition des œuvres, qui comprend près de mille titres.

L’enseignement oral : les conférences

Selon son éditeur, « l’enseignement du Maître Omraam Mikhaël Aïvanhov étant strictement oral, ses ouvrages sont rédigés à partir de conférences improvisées, sténographiées ou enregistrées sur bandes magnétiques. »

Les thèmes de son enseignement

La deuxième naissance, le maître spirituel, les corps subtils (Aîvanhov reprend le Septénaire de l’hindouisme et du théosophisme), la réincarnation[18], l’initiation en tant que travail sur soi-même, la magie divine, le Karma, la loi naturelle des correspondances, la loi morale d’affinité, la galvanoplastie spirituelle, le langage symbolique, le «véritable enseignement du Christ»[19],[20]

Les pratiques

L’enseignement comprend des exercices de gymnastique, des chants, des méthodes méditatives qui proviennent en grande partie de l’enseignement de Peter Deunov[21]. Aïvanhov met en correspondances les activités et les principes qui constituent l’être humain. Au corps physique correspondrait selon lui le travail physique, à la volonté la respiration et les exercices de gymnastique, au cœur les activités harmonieuses et artistiques, à l’intellect la méditation, à l’âme la contemplation, l’adoration, la prière, enfin à l’esprit l’identification[22].

  • La vie communautaire : les disciples de Deunov comme d’Aïvanhov poursuivent la tradition des confréries orphiques ou des communautés bogomiles (qui se trouvaient sur le sol de l’actuelle Bulgarie), ils vivent en « fraternité », toute l’année ou par périodes, en écoutant des conférences, en prenant des repas végétariens en commun, en participant à la chorale, etc.
  • Le yoga de la nutrition (hrani yoga), le jeûne et les « repas végétariens pris en commun »[23]
  • Le travail physique[24]
  • Les « mouvements », « exercices de gymnastique » collectifs ou individuels[25] [6]
  • La paneurythmie de Peter Deunov, « danse harmonique », mouvements simples, accompagnés de chants, adaptés à certains moments clés, comme le réveil, la méditation au lever du Soleil, et qui « mettent en contact avec les forces et les courants harmonieux de la nature »[26]. [7]
  • Les « exercices de respiration« [27]
  • Le chant choral, la musique[28]
  • La méditation[29]
  • La « méditation au lever du Soleil« [30]
  • Formules et prières[31].

« Avant de nous lever, le matin, nous devons tout de suite ouvrir les yeux, puis regarder vers l’œil du dedans ; étant ainsi attentif vers l’intérieur de nous-mêmes, nous devons écouter ce qui parle en nous. Nous entendrons alors le programme de la journée qui commence (…) Nous devons prononcer la phrase : Je te remercie, Ô mon Dieu, parce que je suis en bonne santé et vigoureux, aujourd’hui. Que ma journée soit bénie ! Aide-moi, afin que je puisse accomplir Ta Volonté ! »[32]

(articles sur Wikipédia)

Site français consacré à Omram Mikhaël Aïvanhov

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